Vous souvenez-vous d’une recette de famille qui sent bon l’enfance ? Sur TF1, Laurent Mariotte a remis au goût du jour les beignets de carnaval de sa grand-mère, retrouvés dans un carnet de 1923. Simple, sans levure et relevé d’un twist à la mandarine, ce geste d’autrefois mérite qu’on l’essaie.
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Un carnet de 1923 et une histoire de famille
Le cahier, commencé quand elle avait 11 ans, est taché et plein d’expressions d’époque. On y lit des mots comme « terrine » pour un grand saladier et « cuillère à bouche » pour la cuillère à soupe. C’est peu, mais c’est précis. Cette simplicité raconte une transmission. Et le résultat, en bouche, ramène tout de suite au Mardi gras.
Ingrédients : la liste exacte pour 6–8 personnes
- farine : 500 g
- œufs : 2
- crème fraîche : 2 cuillères à soupe (environ 30 g)
- sucre : 2 cuillères à soupe (environ 30 g) + 150 g pour saupoudrer
- huile (pour la pâte) : 1/2 cuillère à soupe
- rhum ou eau-de-vie : 1/2 cuillère à soupe
- huile de friture (neutre, tournesol) : 1,25–1,5 L selon la casserole
- Farine supplémentaire pour le plan de travail : 1–2 cuillères à soupe
- Pour le coulis de mandarine : jus de 6 mandarines, 45 g de sucre, 1 cuillère à soupe de fécule de maïs
Préparation de la pâte pas à pas
Dans la terrine, battez les deux œufs avec la crème, le sucre, l’huile et le rhum. Mélangez jusqu’à homogénéité. Versez la farine petit à petit. Vous cherchez une pâte ferme mais souple, qui ne colle plus aux doigts.
Stoppez l’ajout de farine quand la boule se tient et n’adhère plus au saladier. Pétrissez légèrement, juste pour lisser la pâte. Laissez reposer 15 à 30 minutes sous un linge pour l’assouplir et faciliter le roulage.
Découpe et friture : les gestes qui font la différence
Farinez légèrement le plan de travail. Étalez la pâte assez finement si vous voulez du croustillant. Pour un cœur plus moelleux, laissez-la un peu plus épaisse. Découpez des losanges, rectangles ou carrés avec une roulette.
Chauffez l’huile sans la laisser fumer. Idéalement, maintenez autour de 170–180°C. Glissez quelques pièces à la fois pour ne pas faire chuter la température. Retournez dès qu’elles prennent une belle couleur dorée. Égouttez sur du papier absorbant et saupoudrez de sucre dès qu’elles sont encore chaudes pour qu’il adhère bien.
Coulis de mandarine : l’accord acidulé
Le coulis apporte une note vive et rend chaque bouchée moins lourde. Pressez le jus de 6 mandarines (environ 200 ml). Portez à feu doux avec 45 g de sucre. Diluez 1 cuillère à soupe de fécule de maïs dans un peu d’eau froide, puis incorporez au jus sucré.
Fouettez jusqu’à léger épaississement, en une à deux minutes. Servez en nappage ou en petite coupelle pour tremper les beignets. La mandarine équilibre très bien la friture.
Astuce de grand-mère et variantes rapides
La vraie originalité ici, c’est l’absence de levure. La pâte reste simple et fondante. Si vous manquez de temps, on peut remplacer la crème par 125 g de yaourt et obtenir une version « express ». Mais la recette du carnet garde ce charme d’antan.
Pour parfumer sans alcool, remplacez le rhum par quelques gouttes d’extrait de vanille ou le zeste d’une orange. Pour une texture différente, conservez certaines pièces plus épaisses et d’autres très fines : vous aurez croustillant et moelleux sur le même plateau.
Servir et conserver
Servez les beignets chauds, nappés ou accompagnés du coulis de mandarine. Ils se dégustent de suite pour garder le contraste crousti‑fondant. On peut les réchauffer 5 minutes au four à 160°C pour retrouver un peu de croquant, mais évitez la conservation longue : la friture perd vite son charme.
Pourquoi cette recette séduit encore ?
Parce qu’elle parle de mémoire, de gestes simples et d’ingrédients honnêtes. Parce qu’un petit carnet de 1923 suffit à réveiller des saveurs. Et parce que, finalement, vous avez peu d’ingrédients à manipuler pour un grand plaisir partagé.


